La douleur, la souffrance, le mal...
Notes de visionnage du documentaire Arte
Pour souffrir, il système nerveux ; c'est-à-dire un cerveau et une moelle épinière. Pour les neuroscientifiques, la douleur est une sorte de circuit dans notre corps.
Plus la douleur est ressentie intensément, plus on le voit sur le visage. Ces expressions du visage nous permet de communiquer notre souffrance. Les enfants le montre bien, les adultes peuvent la retenir. On peut donc mesurer la douleur, mais pas de manière objective.
L'instrument le plus utilisé est l'échelle de la douleur, de 0 à 10. Cependant, comme on a dit, cette échelle est subjective.
Il existe des personnes qui ne ressentent pas la douleur ; c'est dû à une mutation génétique.
Les femmes seraient plus sensibles à la douleur, dû aux œstrogènes qui augmentent cette sensibilité. Néanmoins la différence n'est pas si marqué, car même au sei du même sexe, il y a des différences énormes.
L'expression de la douleur dépend-elle aussi de la culture ? Dans certaines sociétés sont observés des traditions ou rites de passages qui peuvent nous sembler douloureuses au possible. Pourtant, ces coutumes font partie de leur vie. La douleur serait-elle ce que nous en faisons ?
La douleur psychique stimule les mêmes régions du cerveau que la douleur physique, mais elles sont traitées différemment.
Notes de recherche autour de la notion de douleur en philosophie.
La théorie impérativiste, avec Colin Klein : la douleur est un impératif venant du corps, nous poussant à agir d'une façon, pour préserver son intégrité. (ex : je me suis brûlé la main, la douleur m'envoie le message de retirer ma main du feu)
Selon Descartes : la douleur est la preuve principale de l'union entre corps et esprit. "Y a-t-il plus intime ou plus intérieure que la douleur?"
Ma douleur est subjective. Elle est à la fois privée (car personne d'autre que moi n'y a accès), et incorrigible (une personne extérieure ne peut pas contester ma douleur).
La douleur est à la fois un dommage corporel et une expérience émotionnelle.
La souffrance, c'est l'impact sur nous de la douleur, c'est la place qu'elle prend dans notre tête, dans notre vie. La souffrance, finalement, c'est ce que notre esprit fait de la douleur.
Souffrir comporte deux acceptions, deux éléments à entendre ensemble : souffrir c’est avoir mal et supporter.
Souffrir amène l’être humain à se réinterroger sur les représentations qu’il se fait de ce que c’est que vivre… et vivre quand le constat s’impose de la perte de capacités.
Le soignant par l’exercice de son métier se trouve convoqué à cette fonction de tiers appelé à la responsabilité. Témoin de la précarité humaine, il lui revient d’avoir à mettre en œuvre les modalités du soin et de la présence.
Sources : Avons-nous besoin de plus de douleur ? | 42 - La réponse à presque tout | ARTE https://www.youtube.com/watch?v=bNt7Tz-rsFk&ab_channel=ARTE / https://www.cairn.info/revue-infokara1-2006-1-page-7.htm&wt.src=pdf / https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-de-christophe-andre/douleur-et-souffrance-7816731 / https://encyclo-philo.fr/douleur-gp